Hypothyroïdie, les news

Je te rappelle pour la centième fois environ les épisodes précédents de cette palpitante saga, à savoir C’est pas toi – ça va passer suivi de Je suiiiiiis malaaaaaaaaaadeuuuuuhhh.

 

Je vais essayer de te raconter les étapes que j’ai traversées pendant la mise en place progressive du traitement contre l’hypothyroïdie. Je ne sais pas si je vais savoir décrire les étapes, les sentiments qui vont avec…

 

Chaque mois depuis la découverte de la cause de tous mes petits malheurs, j’ai fait une prise de sang, prise de sang indiquant que « allez hop, encore un ptit peu d’hormones supplémentaires ».

 

Chaque mois ça se sentait un petit peu, puis il y a eu LA dose qui m’a fait me sentir mieux.

Avant cela, j’ai trouvé le temps long. J’ai essayé de ne pas (trop) m’en plaindre (mais je n’ai pas réussi ^^ »). J’ai dû demander de l’aide, beaucoup. Des relais parce que tout était si insurmontable…

Je savais que ça allait passer. Et en même temps, j’avais peur de mettre trop d’espoir dans cette toute petite pilule… Et si c’était vraiment moi le problème ? Si ça ne changeait rien ??

 

Le retour de la forme a été accueilli avec un mélange de joie (beaucoup !) et de questions (oui bah tu commences à me connaître non ? ^^).

 

De joie parce qu’évidemment, être capable de passer l’aspirateur après un enchaînement hernie discale – grossesse avec menace d’accouchement prématuré (ou pas, mais j’y reviendrai sans doute) – baby blues – hypothyroïdie, eh bien, ça fait plaisir. Et crois-le ou non, je kiffe faire le ménage et ranger mon appartement, simplement parce que je le PEUX.

 

De questions parce… Et si ça pouvait être encore mieux ?

Comme un mois sépare les prises de sang on a le temps de cogiter. De se rendre compte que l’énergie qu’on ressent, et qui s’éteint brutalement autour de 16 ou 17h, c’est celle qu’on a depuis… longtemps. De se dire que si la prochaine prise de sang dit qu’on est toujours hypothyroïdique, c’est sans doute qu’on se traîne un problème depuis… longtemps.

 

Je savais que j’étais « à risque » de développer un problème. Peut-être que j’aurais pu me poser la question plus tôt. Mais c’est tellement plus facile de se dire qu’on est une petite nature, qu’on manque de volonté, qu’on est fragile…

 

Arrive la prise de sang suivante qui dit que OUI, il faut encore augmenter la dose.

Et une semaine plus tard, l’énergie s’accroît encore. C’est grisant. C’est perturbant. C’est génial !

Et ça remet en question tellement de choses. Si je n’étais PAS une petite nature ? Si je n’étais PAS si fragile que ça ? Si j’étais CAPABLE de bien plus que je ne le pensais ??

 

Maintenant je peux m’occuper de mon chez moi ET de mon nain ET tenir une séance de sport complète la même journée. Je peux même sortir, prendre les transports.

Surtout que le traitement a été couplé à des séances de kiné qui aident beaucoup mon dos à aller mieux et à supporter de porter, de bouger, de marcher etc.

 

Et puis, un soir, j’ai tapé LA question qui me hantait sur un moteur de recherche. LA question que je n’avais jamais osé tapé de peur d’apprendre que ça n’était pas possible. Est-ce que l’hypothyroïdie peut être la cause d’un manque de lait ?

A en croire un site connu dans le domaine de la lactation, oui, c’est possible. Difficile à prouver, mais possible.

Ce soir-là, je me suis effondrée. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, parce que j’avais un semblant de réponse, et un espoir aussi. L’espoir que pour ça aussi, ça n’était pas moi le problème, et qu’il n’allait pas forcément se reproduire (ce qui m’aide dans la réflexion Allaitement : et si c’était à refaire ?).

 

Le lendemain, j’annonçais à mon mari que, moralement si ce n’est physiquement, j’étais prête pour avoir un autre enfant.

 

Bon évidemment, ce qui devait arriver arriva, la dernière prise de sang a dit que « oups, cette fois-ci tu en prends un peu trop ».

Mais comme je ne ressens aucun des symptômes de l’hyperthyroïdie, mon médecin est d’avis de rester à ce dosage et de surveiller l’évolution. Au besoin, il sera toujours possible d’alterner les doses (aujourd’hui je suis à 100 microg. de Levothyrox, la fois d’avant à 75. Il n’existe pas de dose intermédiaire, il faudrait donc prendre un jour 100, un jour 75. Ou un jour 100, deux jours 75, etc.).

 

Aujourd’hui ce qu’il me reste de cette période sont :

– des souvenirs

– des réponses

– beaucoup d’espoir

– un peu de poids

– des soucis de poignets qui se résolvent seuls dans 75% des cas dans l’année qui suit la mise en place du traitement.

 

Si tu es arrivé jusqu’à cette ligne, je te remercie de m’avoir lue. Et si tu fais partie des nombreuses personnes qui m’ont soutenue pendant cette période, je te dis un énorme merci supplémentaire !

 

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Une réflexion sur “Hypothyroïdie, les news

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