Hypothyroïdie, 1 an après

Voilà un an et un jour, j’écrivais ça.

Un an avec beaucoup d’hypothyroïdie (tu peux voir ce que c’est ici) et un peu d’hyper juste avant la fabrication de nain numéro 2.

Un an, mais en fait, plus que ça, car il est fort probable que la petite bête ait été mise à mal dès la conception de nain numéro 1.

Donc en fait, 16 mois de nain + 9 mois de grossesse ça fait 25, alors on va pas chipoter, on va dire que ça fait deux ans.

Deux ans que je me traîne, que je chouine, que j’ai pas le moral, que je me sens particulièrement nulle et pas à la hauteur dans tout. Deux ans que tous les gestes du quotidien semblent tellement insurmontables, et ne sont d’ailleurs souvent pas surmontés.

Au début on se trouve des excuses. C’est le boulot, c’est la grossesse, c’est le baby blues, et puis ensuite on ne sait plus quoi dire aux gens. Et d’ailleurs, on finit par ne plus rien leur dire du tout.

On ne sait pas leur dire que ça va bien, puisque ça ne va PAS bien. Ou alors on le dit quand même et soit la personne se fout de toute façon de la réponse, soit elle sent bien que c’est pas vrai.

On ne sait plus dire que ça ne va pas et ce qui ne va pas, puisque ça ne va jamais. Et qu’à la longue on sent bien que ouais bon elle commence à me courir, elle dit qu’elle est malade mais c’est juste elle qui est comme ça, elle est pénible, elle se plaint et chouine tout le temps.

Le carnet d’adresse subit un régime drastique. Et on ne peut pas leur en vouloir, aux gens. Qu’ils le pensent, ça paraît normal.

Le problème c’est qu’à la longue, on le pense soi-même. C’est le concept de la déprime, tu me diras.

Et puis un jour, un beau jour de fin septembre, le coup de fouet.

Mais LE coup de fouet quoi.

Un matin, tu te réveilles de bonne humeur. Juste ça. Ca a l’air con hein ? Ouais, ça fait deux ans que ça t’es pas arrivé.

Et le lendemain pareil. Et le surlendemain. Au bout de quelques jours tu commences à comprendre.

Que tu n’es pas si pénible, que tu es capable de t’habiller en moins de 20 minutes, que perdre tes chaussons n’est pas le drame de ta journée.

Que tu peux cuisiner et sortir dans la même journée.

Que tu peux faire des blagues.

Que tu peux porter des trucs sans avoir des crampes.

Et tu fais ta prise de sang mensuelle pour constater que tu es TOUJOURS en hypothyroïdie. Que ça peut donc aller encore mieux. Que ça ira probablement encore mieux ?

Tu ne sais plus qui tu es… Mais ce n’est pas grave, ça fait trois semaines que tu es de bonne humeur, que les mouchoirs sont rangés, et que globalement : ça va bien, vraiment, merci !

(Source de l’image.)
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4 réflexions sur “Hypothyroïdie, 1 an après

  1. Alors ça c’est chouette! Je suis contente pour toi! Pour ton nain et pour ton homme! La vie va redevenir belle pour vous j’espère!! C’est vrai que la thyroïde, lorsqu’elle à un souci, c’est l’enfer! Courage!

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