Punition

C’est une drôle de période.
A la fois très heureuse d’un point de vue IEF où l’organisation fonctionne, ce qui allège considérablement le mental. La relation avec mes enfants continue de s’épanouir ainsi que les liens entre eux. Plein de très belles choses sont arrivées cet hiver mais je suis ici pour râler, voilà 😀
Parce que la période est également physiquement très douloureuse.

Névralgie cervico brachiale, ou sciatique du bras. J’ai. Mal. Mais ce qui me fait particulièrement mal en fait c’est d’y avoir foncé en toute connaissance de cause.
Je savais que j’étais à ma limite. Je savais que je risquais ça, et j’y suis allée quand même.

Pourquoi ? Pour prouver que je pouvais me débrouiller seule et sans outil adapté pour couper mon bois de chauffage ? Que j’avais besoin de personne ? Que je suis super forte ? Ben c’est raté.

Pour me punir de tout ce que je fais de travers dans ma vie ? Je sens bien qu’il y a une part de satisfaction avec la douleur : c’est bien fait, tu payes, tu expies.
Et après ? Ca ne répare rien.

Et puis, ça va au-delà de cette blessure précise.
Est-ce que je me couvre quand j’ai froid ?
Est-ce que je change de position quand je suis mal installée ?
Est-ce que j’évite les relations moisies ?
Pas toujours.

Est-ce que ce sont les mêmes mécanismes qui me poussent à aller vers des relations de bancales à destructrices ? A m’accrocher à des liens qui ne tiennent pas voire me blessent ? A m’attacher malgré mes alarmes ? Parce que j’ai peut-être tort, parce que je ne suis pas si aim-able donc mieux vaut ne pas louper une chance, parce que….

Et puis il y a cette vidéo qui me tracasse, qui m’a fait penser à ma mère.
A sa façon d’être désagréable pendant des jours à des semaines et un beau matin, changer complètement d’attitude, et ne jamais évoquer ce qui s’est passé. C’est fini, terminé, on efface et on passe à la suite.
Petite, ça me soulageait, je me disais ouf, quoique j’ai fait, je suis pardonnée, ça n’existe plus, je vais faire tout ce que je peux pour mieux me conduire et que ça ne recommence jamais.
Mais la dernière confrontation avec cette technique (?) m’a fait un tout autre effet, généré pas mal de rancœur et j’en suis restée profondément déstabilisée. Tiraillée entre deux réalités : la sienne, c’est fini, effacé ; la mienne, tu m’as fait mal, très mal, et ça reste.

Je me demande si tout cela peut se lier. Si je me punis pour expier ce qu’elle pouvait me reprocher, sans toujours savoir quoi. Après tout, ce n’est pas important de savoir, il y a forcément quelque chose que j’ai mal fait et qui fait que je mérite tout ça.

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