Plouf

« Tu te souviens au début du projet, tu te demandais pourquoi on n’avait trouvé aucune famille vivant sur fleuve à l’année ? Ben ptetre parce que ce n’est pas possible »… voici comment le projet bateau est… tombé à l’eau (oui d’accord elle est un peu facile) il y a un peu plus d’un an.

 

Début 2018 nous avons vendu notre appartement. C’est allé assez vite, le 6ème visiteur je crois a eu le coup de cœur. (Je vous passe les détails du challenge que c’est de laisser un appartement propre et rangé avec 3 enfants qui y vivent H24)
Juste avant la signature du compromis, nous sommes partis visiter des bateaux, notamment un bateau d’un ancien loueur. L’idée était de prendre un bateau « pas cher » avec le produit de la vente de l’appartement, pour démarrer notre vie flottante sans prêt, et avoir ainsi suffisamment pour le retaper et payer les frais de port (portuaire, pas colissimo, hein).

Nous sommes revenus de cette visite décidés à acheter le bateau pour lequel nous étions descendus sur la côte sud : un peu moins de 14m, habitable bien que vétuste, moteur entretenu, de belles promesses. Au retour du train, nous partions confiants à la signature du compromis. Un reste de prudence nous poussa à demander une vente sur 4 mois au lieu de 3.

Alors, nous avons commencé la tournée téléphonique des ports, pour apprendre une très mauvaise nouvelle.
Le port sur lequel nous comptions le plus n’acceptait finalement plus de famille à l’année. C’est vraiment quelque chose qui rebute la plupart des ports que nous avons contacté : peut-être un problème législatif ou d’assurance, les ports sont très réticents à accepter des personnes vivant à l’année sur leur bateau, en particulier s’il y a des enfants. Un seul avait accueilli l’idée avec enthousiasme, quelque part le long de la Saône : cela fait une présence, une sécurité pour limiter les vols. Mais nous avions visité ce port lors d’une semaine de vacances sur fleuve, ce n’est pas du tout notre région.
J’appelle un puis deux puis cinq puis je ne sais plus combien de ports, à une distance raisonnable du travail de mon mari, et même plus. Soit ils ne prennent pas de gens vivant à l’année, soit notre bateau est trop large, ou trop long, ou trop blanc que sais-je encore.
La seule solution qu’il nous reste : utiliser les places temporaires. Chaque port dispose de places pour les bateaux en transit. Ils restent quelques jours/semaines, paient à la journée (beaucoup plus cher que ceux en place toute l’année). Cela veut dire une vie itinérante, une incertitude permanente, l’impossibilité aussi de s’inscrire à des activités sportives ou de créer des liens dans une ville.

C’est là que nous avons renoncé. C’était un samedi.
Le lundi, mon mari épluchait les annonces de maison sur SeLoger, et appelait pour une maison, celle dans laquelle j’écris ces lignes.

Ca a été très long, très difficile à encaisser.
Est-ce que le projet est mort pour autant ? Peut-être pas…
Sur fleuve, ça restera compliqué tant que les enfants, à moins de chercher plutôt du côté des péniches en place le long du fleuve, avec les avantages et les inconvénients qui vont avec (voir les épisodes précédents). Ou de changer de région, car peut-être que ces blocages sont plus spécifiques à la région parisienne. Sur mer, mon mari en rêve volontiers, moi moins, ce ne sont pas des paysages qui m’attirent a priori.
Je peux toujours changer d’avis. On peut toujours changer de maison, se rapprocher de la mer, et rêver d’un petit bateau pour nos vacances.
On en reparle régulièrement. C’est chargé de stress parce que toute la période de la mise en vente à l’arrivée dans la maison a été émotionnellement trèèèès intense pour moi et qu’il faut d’abord un peu de temps pour guérir de pas mal de choses. Je vous raconterai !

La vie a changé depuis. Il n’y a plus de voisins dessus-dessous pour se plaindre des enfants. Il y a le jardin pour les défouler, égailler les bruits, mettre les mains dans la terre et écouter les oiseaux. Et même se baigner ! La nuit, j’écoute une chouette chanter, ça change agréablement des portes qui claquent et des talons dans les escaliers 😉

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