Mon épuisement

J’ai glissé.

Il y a des années j’ai pris le chemin de la négligence. La négligence de moi, la négligence de mes désirs.
« J’ai envie de peindre » mais il y a lessive à faire d’abord. Alors je fais la lessive. Et ensuite parfois je peins, parfois je trouve une autre tâche à faire passer d’abord.
Ou bien, je ne vais pas faire la lessive, et je culpabilise de ne pas la faire, et je suis frustrée de ne pas peindre.
Ou bien je fais la lessive et il n’y a plus de temps pour peindre.
Ou bien je ne peins pas parce que je vais rater, je vais gaspiller, et puis ça ne sert à rien au fond.

Ca n’a l’air de rien comme ça. J’ai cru que ce n’était rien. Et puis je suis devenue maman.

J’ai glissé.

Depuis des années je me dis que je n’ai pas de raison d’aller mal, que les gens qui vont mal vont bien plus mal que moi. Alors quand je craque et que je pleure et que je parle, je me fustige ensuite de ne pas être capable de prendre sur moi.
Je n’ai pas de raison d’être fière de mon travail, parce que j’aurais certainement pu faire mieux, mais oui, regarde, il y a une erreur, là. Je ferai mieux la prochaine fois. Il le faut.

Ca n’a l’air de rien comme ça. J’ai cru que ce n’était rien. Juste un peu de perfectionnisme. Et puis je suis devenue maman.

Un enfant, un congé parental, le bonheur de quitter un travail devenu ennuyeux et physiquement douloureux à cause d’un temps de transport énorme. La tombée dans la laine et le tricot. Des heures de loisir presque médicalement autorisé puisque je devais rester allongée.
Oui mais je culpabilisais de ne pas faire mes tâches, celles pour lesquelles j’étais payée à rester chez moi, celles qui allaient bientôt nous coûter un salaire. Je m’écoutais sans doute trop, d’ailleurs, mon bébé est né à terme, j’aurais certainement pu en faire un peu plus.

Et j’ai continué de glisser.

Deux enfants, deux enfants rapprochés. Le deuxième c’est tellement plus facile que le premier. En plus ma thyroïde est presque soignée. Qu’est-ce que c’est un peu d’hypo, un peu d’hyper ? Ca ne doit quand même pas jouer tant que ça, prend un peu sur toi bon sang !
Deux enfants c’est tellement dur parfois, mais tout le monde dit « c’est que du bonheur » « profites en ça passe trop vite », alors pourquoi j’ai l’impression que certaines journées sont une éternité ? Je ne dois pas être assez organisée. Pas assez positive. Pas assez lâcher prise. Trop ceci, trop cela. C’est moi. Et puis il y a tant de moments extra, pourquoi est-ce qu’ils ne me suffisent pas ?

Et j’ai glissé encore un petit peu plus vite. En fermant fort les yeux. J’ai tout pour être heureuse. Tais-toi donc…

Trois enfants, trois enfants rapprochés. Des nuits hachées bien sûr. De la fatigue évidemment. Allons tu sais bien que ça va passer, arrête de pleurer.

Et j’ai glissé très très vite. Si vite que je ne sentais plus le sol. Y en a-t-il seulement encore un ?

Des journées à pleurer. Devant une couche crottée. Mais ma vie c’est ça, ma vie c’est gérer des cris et nettoyer de la crotte, qui peut vivre comme ça, qui peut prendre plaisir à ça ?
Et les cris, les cris bon sang je ne les supporte plus. Je me gifle les oreilles. J’y mets des coups de poing. Je me mords. Ca fait du bien d’avoir mal.
Je n’aurais pas dû faire trois enfants. Pas aussi rapprochés. Je ne les regrette pas EUX, je les aime tellement. Ca ne sert à rien de penser ça. Je le pense quand même. Je culpabilise d’avoir de telles pensées envers eux. Je culpabilise parce que ça ne sert à rien. Je culpabilise. Je vais bientôt culpabiliser de culpabiliser.
Des envies de disparaître, toujours plus nombreuses, toujours plus rapprochées. Des journées avec l’angoisse qui serre la poitrine. Mais ce ne sont pas des crises d’angoisse, j’ai regardé sur le web, la crise d’angoisse c’est bien pire que ça. Ca veut dire que ça peut être encore pire. Ca veut dire que ça va être encore pire.
Qui peut vivre comme ça ?!
Peut-être que c’est ça la vie, peut-être que c’est horrible comme ça pour tout le monde. Ou que tout le monde est tellement plus fort que moi, pour les autres c’est supportable, ils sont même heureux comme ça ? Je suis tellement, tellement, tellement faible. Petite. Petit rien. Rien du tout…

Où est le sol, où est le fond, quand est-ce que ça s’arrête ?

Avec la mort forcément. Il y a des mieux des fois, mais ce n’est jamais le vrai mieux. Le vrai mieux ce n’est pas pour moi. Quand je me repose j’angoisse. Quand je n’angoisse pas c’est que j’ai envie de dormir. Je vais donner ce qui me reste à mes enfants, parce que je sais que je vais mourir. Je sais que je ne vais pas tenir.
Je vais leur faire du mal. Même si je suis une mère pourrie je suis leur maman. Ils m’en voudront. Merde, c’est tout ce que je vais laisser derrière moi. Ils sont si petits qu’ils ne se souviendront pas de moi. Ou peut-être juste de mes cris et pas de mes câlins ? Ils m’en voudront juste d’être partie, d’avoir été faible.
Peut-être que je peux prendre un peu sur moi, être une chouette maman quelques mois, semaines, jours, leur donner tout ce qui me reste avant de partir ?
Bien sûr que non je ne peux pas. Je ne peux que crier et pleurer. Je ne sers à rien. Je suis un boulet.

L’entourage fait ce qu’il peut. Mon mari prend l’ampleur en pleine face. Quand on décide d’un changement de programme à la dernière minute et que je pleure pendant deux heures parce que c’est trop d’effort pour moi. Un effort pourtant tellement ridicule. Préparer un sac et monter dans une voiture.
Je vois du coin de l’œil mes parents en faire toujours plus quand ils viennent, quand ils prennent nos grands, quand on va chez eux. Ils ont les oreilles qui traînent. Mon papa a entendu anti-dépresseur.
Je m’isole. Je dis que c’est pour bercer. Je les écoute être heureux. Et je pleure.
Je n’ai pas fait une seule lessive depuis un mois. Je regarde le linge et je pleure, parce que je ne peux pas.

J’en parle à mon médecin. Calmement, sans une larme. Si j’en dis trop il va me retirer mes enfants. Et puis je n’ai aucune raison d’aller aussi mal. C’est juste un peu difficile, au fond je suis faible de craquer déjà. J’aimerais bien repartir avec une ordonnance. Je repars sans rien. On verra le mois prochain si ça ne va pas mieux et il faudra arrêter l’allaitement.
Un mois ? Mais je ne tiendrai pas un mois ?! Allons arrête, tu vois bien que ça ne va pas si mal. Quand tu sors ça se passe bien, si tu arrives à prendre sur toi pour une sortie, tu peux bien le faire chez toi ! Et puis il n’est pas question d’arrêter l’allaitement.

L’allaitement… Ma seule utilité.

La boîte aux lettres est remplie. Ce n’est rien vider une boîte à lettres. On jette la pub, on met les papiers sur le tas des papiers à ranger, peut-être un jour. Mais c’est trop. Rien qu’y penser j’ai une boule au ventre. Et je m’en veux. C’est rien de vider une boîte à lettres, t’es vraiment qu’une crotte…
Oui oui je suis une crotte. Je suis bien moins que ça. Laisse-moi donc tranquille.
Qu’on arrête de me parler, qu’on ne pense plus à moi, qu’on me laisse partir, dériver, sombrer. Que ça s’arrête…

Je glisse. Je vais forcément me prendre un mur, à cette vitesse, non ?

Pourtant il y a des bras partout qui ne demandent qu’à m’attraper et me montrer qu’autre chose est possible…
Il y a ceux de mon mari. Il y a ceux de mes parents. Il y a encore une ou deux amies peut-être, j’ai fait tellement de vide. Tellement de vide pour disparaître… Et puis je suis tellement nulle, chiante, inintéressante, pourquoi voudrait-on être ami avec moi ?
Il y a ceux de la psy. Il y a les mots. Fatigue. Epuisement. Agression. C’est normal. C’est normal. C’est nor-mal. C’est plus que de l’épuisement. C’est une pro, elle ne me connaît pas, je suis obligée de la croire, non ?

J’ai glissé encore un peu.

La psy est en vacances. Mon mari est parti avec les deux grands pendant une semaine. Je me suis reposée. J’ai angoissé devant le vide de mes envies. Je me suis dit que non vraiment épuisement ou angoisse étaient les seuls choix possibles pour moi.
J’ai revu mes enfants, j’étais heureuse de les serrer, mais j’ai pleuré. Je ne peux pas, c’est trop, je n’y arriverai pas.
Alors encore quelques jours de repos, avec mon mari et ma dernière.

DSC_0342Et puis le sol est revenu. Je l’ai vu là-bas quelque part. Je le vois. Peut-être que je peux le toucher ?
Finalement on dirait que je peux avoir encore quelques envies. On dirait que je peux les satisfaire. On dirait que ça chasse les envies de mourir…

J’ai cru que repousser ses envies ce n’est pas grave et qu’il faut faire ses devoirs avant ses vouloirs. J’avais très très tort. Nous avons tous un réservoir de satisfaction. Quand il est plein, la vie est belle, on est heureux, on profite des bons moments, on puise dedans l’énergie pour les mauvais. Mais quand il se vide, petit à petit la frustration noircit tout. Quand il est vide le monde est noir. Quand il est vide la vie c’est de la merde.

J’ai cru que j’étais un peu perfectionniste et qu’après tout ça pouvait être une qualité. J’avais très très tort. Je lis un livre (le syndrôme de l’imposteur) qui me montre à quel point j’ai tort. J’ai le droit de dire je n’en peux plus même s’il y a des gens qui à ce stade en peuvent encore. Même si eux disent « je n’en peux plus » bien plus tard. J’ai le droit de dire « je ne peux pas te répondre aujourd’hui » même si en théorie je pourrais. Si « répondre aujourd’hui » signifie renoncer à un plaisir qui m’éloigne des envies de mort alors non, je ne peux pas répondre aujourd’hui.
J’ai le droit de dire que j’ai fait un beau tricot. Que je suis douée en tricot. Que mes tricots sont réussis. Même si j’ai fait quelques erreurs dessus, même si c’est le résultat d’heures et d’heures d’apprentissage, même si mon blocage n’est pas symétrique.

J’ai arrêté de glisser. Et même, je suis remontée un peu.

Ce n’est qu’en commençant à remplir mon réservoir que j’ai compris à quel point il était important de le faire. Avant, je pensais que j’étais juste faible et qu’il fallait un peu plus de volonté. La volonté, tu sais ? Ce truc magique qui guérit la dépression, qui permet de maigrir et d’arrêter de fumer. Pourquoi pas de guérir le cancer tant qu’on y est.

J’apprends.
Non ce n’était pas normal d’avoir envie de mourir. C’était devenu mon normal anormal.
Oui je peux, je dois, faire passer mes envies avant le reste. Dessiner au lieu de faire une lessive. Laisser mes enfants dans leurs chambres et somnoler. Laisser les trois à mon mari et sortir, ou juste me mettre sur le balcon avec un jus de fruits. Sans culpabiliser. Juste parce qu’il le faut.
Il le faut. C’est juste obligatoire. Remplir ce réservoir c’est aussi vital que manger.

Je dois faire attention pour me donner de la place. La plus petite satisfaction est importante. Manger dans mon assiette avec mes couverts et pas ceux des enfants quand ils ont fini. Tricoter plutôt que coudre, coudre plutôt que dessiner, dessiner plutôt que lire, sans raison, sans réfléchir, juste parce que j’en ai envie. Tout le temps mettre en pause : attends, tu veux faire quoi là en fait ? Mettre un sticker sur mon téléphone même si ça fait con. Acheter un pain plutôt qu’un autre. Ouvrir la fenêtre et leur mettre un pull.
Des petits gestes, des petits riens, mais ils sont mes tout.

J’affirme. (Enfin… j’essaie)
Les enfants ce n’est pas que du bonheur et les premières années peuvent passer vite quand on regarde de loin ou quand c’est derrière soi. Mais la réalité, c’est qu’un petit, ça demande une énergie considérable. La réalité, la vérité, que je voudrais crier par ma fenêtre c’est qu’un petit, ça prend bien plus que ça ne donne.
Oui c’est merveilleux toutes ces premières fois. Oui c’est tendre, c’est doux, c’est beau. Mais putain, putain, c’est dur.
On peut être heureux à s’occuper d’un enfant, de deux, de trois, de plus, de moins. On peut. Mais ne nous laissons pas raconter que c’est facile et évident.

Je me bats.
Je me crois toujours et régulièrement faible. Je supporte très mal les « t’as qu’à sortir » « les déprimés ont besoin d’un coup de pied aux fesses » « sors et va vivre ». Est-ce que c’est vraiment si dur ou est-ce que c’est moi qui ne sais pas y faire ?
Les réflexes sont bien ancrés.
Mon réservoir est presque vide et les idées noires, je les vois encore très nettement. Je lutte pour le remplir avec mes trois enfants.
Encore en écrivant le paragraphe précédent j’ai effacé plusieurs fois parce que j’ai du mal à affirmer que c’est dur. Parce qu’il y a bien des gens pour qui ça semble facile ?

Chaque jour, chaque heure, je dois faire attention à ne pas glisser. J’ai l’impression d’apprendre à marcher. J’ai l’impression d’apprendre à vivre.

J’en ai peur de ce sol, putain. Je l’aime, mais j’en ai peur. Si jamais ça glisse encore ?

Ma copine qui glisse.

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28 réflexions sur “Mon épuisement

  1. Bravo ! Quel courage d’écrire tout ça. C’est un grand pas de t’en rendre compte et de faire ce qu’il faut pour avancer. Je n’ai pas encore d’enfants mais tes mots me parlent. La frustration c’est tellement envahisseur. Je t’envoie plein de courage pour continuer sur ta route du bonheur.

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  2. Voilà, je suis là, ma boite de mouchoir à portée de main. parce que j’ai dû me mettre 4 x en pause tellement j’avais les yeux embués pour te lire.

    Voilà, c’est ça. les mots, les peurs, les doutes. et cette putain de culpabilité qui te serre le ventre.
    Voilà c’est ça, le glissement, quand tu te sens tomber mais que t’arrive pas à te raccrocher.
    Voilà c’est ça, quand tu essaie de te relever, parce que quand même c’est trop con.

    C’est tout ça, c’est tellement bien écrit, tellement bien dit. C’est tellement fort et plus encore.

    Merci.
    Pour toi, pour moi, pour ces femmes qui traversent ça et pour celles qui ne l’imaginent pas.

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    • Merci pour ce commentaire qui m’émeut chaque fois que je relis. J’espère que tu as retrouvé un peu de sol sous tes pieds ❤
      (A paillettes bien sûr !!!!!)

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  3. Pingback: La honte ressentie d’être celle qui doit faire et qui doit être et qui n’y arrive pas | Mademoiselle Rêve

  4. Juste un mot : bravo ! Bravo d’avoir réussi à aller mieux dans ce combat. Bravo d’avoir réussi à mettre des mots dessus. Bravo de partager ça avec nous. Je te souhaite de tout coeur de continuer dans cette voie.

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  5. Magnifique article. Douloureux mais magnifique.
    Il y a une expression un peu glauque que j’aime bien qui dit : « c’est pas parce qu’on est à côté d’un cul-de-jatte qu’on a pas le droit d’avoir mal aux pieds ».
    Et oui, il ne faut pas oublier qu’on a le droit de ne plus en pouvoir même si on a l’impression que dans la même situation (ou pire)d’autres gèrent comme des chefs. Fucking culpabilité.

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  6. Quel article ! Bravo ! J’en ai écrit un à peu près du même genre mais je n’ai jamais réussi à le publier. Et pas besoin d’avoir des enfants pour être dans cet état : encore plus de culpabilité pour moi du coup ! Avec des enfants ce doit être dur : je n’ai pas de raison de me sentir mal… en ce moment, il y a mes médicaments. Ça aide mais j’ai du mal à trouver et un psy et ça devient une angoisse supplémentaire. Ça fait du bien de voir que d’autres gens vivent la même chose même si on ne souhaite ça a personne. Je me reconnais beaucoup dans ton poste et j’espère que tu as bien fini de glisser. Bon courage !

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    • Merci beaucoup, ce n’était pas facile de poser tout ça, j’ai effacé plusieurs fois certaines phrases parce que je ne me sentais pas légitime de les écrire… Et pourtant…
      La frustration n’est pas réservée aux parents, l’épuisement non plus. Loin de là.
      Pour ma part, j’avais tout ça en moi depuis des années. Avec les enfants, je suis allée au-delà de mes limites de frustration et de fatigue, j’ai été obligée de m’en occuper sous peine de disparaître. Je pense qu’un jour, je verrai cela comme une chance de régler enfin tous ces soucis. Peut-être que toi aussi, tu peux voir cela comme une chance, une opportunité de t’en occuper. C’est très dur, mais c’est pour le meilleur ❤

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  7. Évidemment, évidemment je me reconnais dans ce texte. Les enfants rapprochés. Rester à la maison. Vouloir le mieux pour eux.
    S’oublier.
    Ce n’est pas un hasard si je me suis coupé les cheveux courts. Moins de temps à devoir m’en occuper, à guetter les cris par dessus le bruit du sèche-cheveux.
    Au final ça me plaît vraiment cette nouvelle tête, juste parce que JE l’ai décidé, que ça m’a amusée de le faire, SEULE. J’aime créer et je ne créais plus rien. J’ai passé plusieurs semaines à me demander « et si je prenais du temps pour moi, LÀ, je ferais quoi ? » sans trouver de réponse, et ça a commencé à m’effrayer.
    Il est vital d’être égoïste, surtout quand on est en appartement et que chaque sortie avec les petits est une expédition.
    Je vois la différence avec notre maison de vacances où nous avons juste à ouvrir la porte et les laisser courir.
    Je ferme les oreilles aux injonctions simplettes qui ne prennent pas la mesure de mon mal-être. J’écoute mon psychiatre et je n’ai pas honte de dire que j’ai besoin de le voir et que ça va durer encore longtemps.
    Prends soin de toi, je t’en prie, c’est vital pour toi et pour eux.

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    • Vital oui tout à fait. Je ne le voyais pas, je ne le comprenais pas. J’ai encore du mal. Je m’imagine vite que si je m’écoute je vais devenir un monstre égoïste et insensible qui rêvera d’abandonner ses enfants pour s’amuser toute la journée. Mais je sais que c’est faux, que ce n’est pas moi, je combats ces idées pour gagner ma place dans la vie… Bisous !

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  8. Magnifique , énorme ! et un grand Bravo de t’accepter telle que tu es, c’est ça en fait. admettre que tu n’es pas wonder woman et qu’il y a des jours avec et des jours sans, et que c’est dur toutes ces taches répétitives, et que tu n’es pas une machine. oui oui ! il faut t’accepter et etre fiere de toi, car oui tes tricots sont magnifiques et que tu es une championne de tricot ! une championne en dessin ! c’est bien, j’admire ton parcours, tu as ouvert les yeux vers le monde, et c’est pas facile.. et c’est car tu sors , tu vas faire de belles rencontres qui vont te recharger tes batteries et te donner du baume au coeur, et surtout, surtout tu vas RIRE !! amuse toi , tu as un ticket pour la vie, profite en bien. respire . enormes bizous pleins de sourire, de lumière, d’humour… et vive le tricot

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  9. Joli texte ma Belle et bravo d’avoir mis des mots sur ce que tu ressens… tout ce que je te souhaite c’est de continuer dans ta remontée. Et sache que si besoin, tu auras toujours quelqu’un pour t’écouter même si tu as fait le vide autour de toi, ceux qui reste ce sont ceux qui tiennent vraiment à toi! ❤

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  10. J’ai pleuré en te lisant. Pleuré parce que tu passes par là, pleuré parce que je me souviens. Je n’y avais pas mis les mots à l’époque, je disais, « je suis épuisée je n’en peux plus » mais j’étais bien au-delà.
    Il est extrêmement important d’exister en dehors de cette cellule familiale. Par le tricot pour toi, et toutes ces choses citées dans ton ordre de préférence. Ça va venir, tu as du mal à le voir pourtant ça va venir.
    Des milliers de pensées douces pour toi
    Ambre

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  11. On en a déjà parlé mais te lire me rappelle mes années de dépression. Les idées noires, les envies de rien sauf peut-être que tout s’arrête, ce besoin de silence et d’être dans une bulle quand il y a du monde autour de soi, ce besoin de quelque chose, de quelque chose de vital dont on n’arrive pourtant pas à mettre le doigt dessus. Et puis avec du temps, une thérapie, des AD et la famille et quelques amis ces envies passent, cette dépression s’éloigne et on reprend le dessus. Ce n’est pas tous les jours évidents, parfois on a l’impression qu’en fait c’est pire qu’avant, cela prend du temps mais on finit par remonter. Tu ne le vois pas encore mais je suis sûre que cela finira par passer, par aller mieux, par s’arranger. Tu as encore des mauvais moments à passer mais le plus noir est derrière toi. Tu n’es pas seule, on est tous là 😘

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    • Merci ma chère ❤ ❤ Oui le plus dur est passé, même si je garderai encore un moment la peur, je ne peux plus ne pas voir toutes les petites victoires qui n'ont l'air de rien mais qui sont en fait tellement importantes. Je vaincrai (scrogneugneu) !!

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