Dédramatiser

La dramatisation est une mécanique qui se met souvent en route quand on commence à râler. Chez moi, l’échec, l’imprévu, aboutissent souvent à des réactions excessives, jusqu’à la désespérance, le très classique j’y arriverai jamaiiiiiis avec ses potes je suis nulle et je ne sers à rien.

A quoi ça sert, franchement ?

Franchement ? Ben… à rien hein.

Donc arrêtons.

Facile à dire !!!! Mais il faut essayer, et ce midi, j’ai essayé.

Il y a des midis où ça se goupille bien. La petite sœur mange, puis gazouille à côté de nous pendant que son frère mange, et tout le monde part au lit en même temps.

Et il y a les autres midis où ça se goupille moins bien, les deux ont faim en même temps, un des deux chipote, bref, ça grince. Et souvent ces midis là je monte très vite dans les tours, parce que la situation est stressante en elle-même, mais aussi parce que j’en rajoute en me disant, et en disant à voix haute, qu’ils vont avoir du mal à siester, qu’ils vont louper leur cycle, que ça va être le bordel, que l’après-midi est fichu, et tant qu’à faire, que je suis une mère pourrie de pas réussir à nourrir mes enfants correctement et dans la bonne humeur.

Voilà, voilà.

Eh bien ce midi c’était parti pour être un de ces autres midis, et je me suis dit allez, je ne dis pas toutes ces choses qui me passent par la tête. Je ne sais pas combien de fois j’ai ouvert la bouche pour la refermer en me disant STOP concentre toi sur ce qu’il se passe, et advienne que pourra.

Ce n’était pas facile, mais finalement, c’était quand même plus facile que les autres « autres midis ». La dose de stress est restée limitée, et moi plus concentrée sur ce qu’il se passait MAINTENANT et pas sur ce qu’il POURRAIT se passer SI et patati et patata.

C’est fou comme on gère mieux les choses présentes quand on n’est pas en train de s’occuper de la suite avant. Le tout, c’est de réussir à se le rappeler avant que la situation soit devenue quasiment incontrôlable…

J’ai ouvert un fichier sur mon ordinateur pour noter toutes mes petites réussites dans ma bataille contre le râlage et la négativité en général (parce que bon, je ne vais pas tout te raconter tous les jours). Par moments, l’ampleur de la tâche m’écrase et me décourage, et je me force à penser que le mérite n’en sera que plus grand d’y arriver, et que le fichier sera là pour me rappeler que ce que j’ai réussi une fois, je peux le réussir de nouveau, même si ce n’est pas aujourd’hui.

Et toi, tu as tendance à te rajouter du stress face à l’imprévu ? Tu as tendance à t’enfoncer tout(e) seul(e) ? A en rajouter quand ça ne va pas ?

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10 réflexions sur “Dédramatiser

  1. mon problème c’est que j’ai surtt tendance à hurler .. qu’on entre dans une spirale infernale alors que dès que je prends les choses plus à la légère sans que le stress dt tu parles prenne le dessus, comme par hasard tt va mieux !!!

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  2. Ici ce n’est pas forcément l’angoisse du ce qu’il va se passer, mais comme toi, quand je ravale les mots négatifs qui me viennent, je me rends compte que la situation s’améliore (en tous cas ne s’envenime pas), et ça fait du bien à tout le monde ! Savoir se taire, pas facile mais efficace 😉

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