« Je me répète mais…

… Tu as tous les symptômes de la passionnée » m’a dit mon mari dans la voiture, samedi après-midi.

Difficile de retracer cette naissance sans donner soit l’impression d’un doute perpétuel soit l’impression d’une évidence qui n’a jamais été. Depuis le début, c’est une alternance des deux.

Le désir d’enfant existe depuis… mon enfance. Un désir fort, une envie présente et quasi constante, et pourtant toujours un doute : était-ce vraiment mon désir ou celui de reproduire la vie de ma maman ? Puis, était-ce mon désir ou celui de mon mari dont les yeux s’allumaient dès qu’on parlait de bébé ?

Toujours peu à l’aise avec mon choix d’études, que je ne regrette pas car il m’a apporté plein de choses (et notamment mon mari, héhé !). Choix qui s’est fait par défaut, ne sachant pas quoi faire, ne sachant pas ce que je voulais. Essayer d’aller loin pour ne pas regretter d’avoir laisser passer le coche.

Et assez logiquement, pas toujours à l’aise avec mes boulots. De bons, de très bons moments, de belles expériences et aussi des rencontres, mais toujours en fond une impression de ne pas être à ma place. Mais peut-être est-ce le cas pour tout le monde ? Et puis quoi faire d’autre ?

L’idée de garder des enfants a germé au fil des années, au fil des travail, au fil du projet d’avoir un enfant, au fil des horaires et du temps passé chez soi.

Avoir un bébé pouvait me donner le coup de pouce pour faire autre chose, pour tenter au moins, le temps d’un congé parental. Avoir un bébé me donnait encore plus envie de travailler à la maison. Alors le projet assistante maternelle a émergé.

Pour être avec mon enfant bien sûr, mais tellement, tellement plus que ça.

Au début c’était une idée, quelque chose pour tenir pendant le travail, quelque chose pour rêver, quelque chose d’un peu en l’air, un projet effleuré parmi d’autres. Les mois passent, les mois d’essai bébé, les mois d’attente de bébé, les réunions d’information sur ce métier, les sites internet… Et le projet effleuré commence à s’installer, à devenir possible.

L’envie se fait parfois très forte, et s’enfuit devant la peur. La peur la chasse loin à coup de doutes et de questions. Mais l’envie revient, elle est têtue, elle est tenace, elle est patiente.

Bébé arrive et avec lui encore plus de peurs et de questions, et encore plus d’envie aussi.

En parallèle le dossier part, la PMI m’inspecte ainsi que mon appartement, et donne son go. Plus qu’à attendre la formation.

Je commence à lire, de plus en plus. Dévorer des livres, les lire plusieurs fois, prendre des notes, faire des fiches, rédiger des pensées, en partager certaines sur les Vendredis Intellos.

Les envies de lecture s’empilent. La formation commence. J’ai envie d’explorer plein de sujets, et de partager tout ce que je découvre. Le ratio peur-envie s’équilibre, puis s’inverse, et mon cœur se remplit d’espoir et de bonne humeur.

Avant, avant de prendre un poste, ou en rentrant du boulot, ou le week-end, je n’avais pas envie d’y penser. Maintenant, en rentrant de formation, j’ai envie de continuer à me documenter. J’achète un magazine du métier un samedi et j’en parle avec passion à mon mari dans la voiture, en lui disant comme ça me fait bizarre car j’ai l’habitude de plutôt tenter d’enfermer ce qui est boulot dans un coin de la tête (sans toujours y parvenir d’ailleurs). Et tu vois ce qu’il m’a répondu.

Oh j’ai toujours du mal à m’investir complètement (Face au vide). C’est toujours une lutte pour quitter les habitudes rassurantes mais ne me correspondant pas. C’est toujours une bataille que de ne pas remettre à plus tard.

Mais chaque victoire construit un projet, une envie, une passion peut-être.

Vaallos, en formation assistante maternelle.

(L’image vient de .)

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