La peur du vide

Quand j’ai ouvert mon blog, je ne savais pas trop ce qu’il deviendrait. S’il fonctionnerait, si je m’y attacherais, combien de temps j’aurais envie d’y écrire, quelle direction il allait prendre, s’il serait lu, s’il serait commenté.

 

J’aime beaucoup écrire, mais lorsque j’ai tenté, à plusieurs reprises, de tenir un genre de journal intime, ça n’a jamais duré. J’oubliais, je ne savais pas quoi dire, je perdais ma motivation. En fait, comme il ne s’adressait à personne, qu’il n’y avait pas de réponse, ce mode d’expression ne me suffisait pas.

 

Le blog par contre, est rapidement devenu une addiction. Ou sans aller jusque là, il est au moins devenu très chronophage. La rédaction, répondre aux commentaires, lire et commenter d’autres blogs (ce que j’arrive de moins en moins à faire malheureusement), poster sur Facebook, dialoguer sur Twitter…

 

Et un jour me poser la question : que se passerait-il si j’arrêtais ?

Et avoir peur du vide.

Est-ce que je ne vis pas trop virtuel ?

Est-ce que je ne vis pas trop par procuration ?

Est-ce que je ne suis pas trop enfermée dans le monde des bébés ?

 

J’ai bien peur que la réponse soit un triple oui.

Oui je vis très virtuel. Il est vrai aussi que, ne pouvant que très peu sortir, cela me permet aussi d’avoir une vie sociale.

Oui je vis par procuration, en fait c’est un peu comme le point précédent.

Oui je suis trop enfermée dans un sujet « unique », et je me retrouve souvent à tourner en rond autour des mêmes idées. Il en sort des choses très intéressantes, mais c’est aussi parfois très lourd à porter.

 

Peut-être qu’il est temps de lever le pied.

D’abord c’est l’esprit du moment, celui d’accepter que je suis malade et que rien ne m’oblige à terminer mes journées en larmes, épuisée, fracassée, parce que j’ai voulu tout faire comme d’habitude.

Ensuite parce que, de manière générale, je crois qu’il est temps que je cesse de toujours chercher la limite physique, de trop souvent me mener à l’épuisement, juste parce que c’est possible, et que du coup il faut le faire sinon on est une feignasse. D’apprendre à vivre au rythme de mon corps, en l’écoutant, en le respectant, en cessant de le tyranniser.

 

Peut-être qu’il est temps aussi de se diversifier.

De parler d’autre chose, de lire d’autres choses, d’aborder d’autres sujets, de nourrir mon esprit.

Pour sortir des questionnements allaitement, culpabilité des mères, engueulades entre mères, discussions de mères, famille nombreuse ou pas (et quand), de quantité de purée à mettre dans le biberon de demain, de pourquoi est-ce que les siestes foirent, de comment ça va se passer demain sans le papa, de…

Pour pouvoir parler d’autre chose, pour vivre autre chose, pour revenir à mes passions aussi, qui me manquent.

 

Aujourd’hui encore je ne sais pas ce que va devenir ce blog.

Je ne souhaite pas le fermer. J’aime cet espace d’expression, j’aime lire vos commentaires, j’aime échanger, ne pas me sentir seule face à certaines questions, j’aime avoir la sensation que parfois, ce que je publie fait du bien à d’autres mamans.

Peut-être que je vais commencer à y publier d’autres choses, sur d’autres sujets. Ou peut-être pas. En tout cas, je vais essayer de prendre un petit peu de recul avec le monde de la petite enfance, qui, même si je l’adore, prend trop de place dans ma tête. J’ai besoin d’avoir aussi d’autres choses dans ma vie.

 

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Une réflexion sur “La peur du vide

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